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Cheval brun

Le deuxième cheval, encadré par les taureaux et disposé au dessus des petits cerfs est brun et noir. Appliquées par soufflage, ces couleurs sont associées en dégradé, en particulier sur la crinière. Cette technique, assez rare dans la cavité, peut être mise en relation avec la finesse de grain du support rocheux. La figure du cheval est limitée à la tête, l’encolure et au dos. En revanche, les détails anatomiques comme les oreilles, le bout de nez, les naseaux, la bouche, la ganache et l’amorce du cou sont très précis. Est-ce un hasard, une concrétion calcaire se trouve à l’emplacement de l’œil. En trait d’union entre les deux grandes représentations d’aurochs, les premier et deuxième taureaux, il occupe tout l’espace délimité latéralement par les têtes des deux bos , et en toit par l’arête rocheuse marquant le périmètre du tableau. De l’exiguïté de la surface disponible résulte un emboîtement quasi parfait des figures, la tête même de l’équidé s’insérant dans l’encornure du boviné de droite.
L’œil pratiquement jamais représenté sur les chevaux de Lascaux, semblerait ici exister ; en effet, des efflorescences carbonatées se substitueraient à cet organe, apparence renforcée par une discrète réserve, en demi-cercle, immédiatement au-dessus de cette macro-formation. Cependant, ce phénomène pourrait être chronologiquement postérieures au passage de l’homme du Paléolithique, ce qui limiterait cette interprétation à une conjonction heureuse entre le naturel et l’anthropique.
Le support possède un grain relativement fin, texture mise à profit pour procéder à des associations de couleurs, brunes et noires, et à la création de dégradés, technique rarement utilisée à Lascaux.

Visuel :

Cheval brun
Légende du visuel : Cheval brun
Crédit photo : N. Aujoulat © MCC-CNP

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